Nous sommes passés d’un régime démocratique à un régime d’oligarchie.
Des années 50 à 80, nous vivions dans un régime démocratique, ou la plupart des élites semblaient avoir le souci de l’intérêt général et du bien commun.
Nous vivions dans une économie keynésienne ou l’Etat avait une prépondérance et ou la notion de service publique prenait tout son sens.
Depuis les années 80, avec l’effondrement du bloc communiste de la chute du mur de Berlin, de l’arrivée au pouvoir du couple Reagan / Thatcher, un néo libéralisme s’est sauvagement développé, boosté par une mondialisation et une globalisation.
Nous sommes donc passés d’une démocratie à une oligarchie.
D’un état qui se privatise au service d’une oligarchie décomplexée, avide de toujours plus de profit, de toujours plus de pouvoir.
Ce néolibéralisme a engendré une nouvelle caste de dirigeants ; les oligarques.
« Il y a une guerre des classes, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner ».disait Warren Buffet, un des hommes les plus riches du monde, et qui éclaire avec un franc-parler rare l’état des rapports sociaux.
C’est le règne d’une ou d’oligarchies, qui prennent "toutes les décisions qui nous concernent" et ou la démocratie ne devient plus qu’un leurre …
D’une Démocratie qui devient une fabrique du consentement, ou le peuple s’amuse et ou les élites dirigent. Ou le peuple devient un consommateur d’audio visuels.
D’une Démocratie ou le citoyen garde le droit de voter tous les 5 ans pour des idées ou des programmes concoctés par une oligarchie qui sollicite ensuite le plébiscite du peuple.
Aidés en cela par les grands médias que s’est approprié l’oligarchie et par les lobbies qu’elle active.
On peut distinguer quatre types d’oligarques : les dirigeants des grandes entreprises de production et financières, les hommes politiques, les militaires, et les "oligo-riches".
Ces oligarques pratiquent la démocratie, mais entre eux, et ensuite impose au peuple les décisions qui défendent leurs intérêts.
Cette oligarchie a des clubs de pouvoirs ou se concoctent les décisions qui nous concernent.
La plupart de ces clubs sont plus ou moins connues des populations.
Elles deviennent de moins en moins discrètes, signe d’une caste décomplexée.
La plupart n’ont aucune légitimité démocratique.
Dans leur livre, « Le Président des Riches », Pinçot et Charlot, estiment « ..Qu’un changement de société, allant vers plus de justice sociale, moins d’inégalités économiques, un accès plus large au savoir et à la culture, suppose de maîtriser la connaissance des réseaux qui contrôlent et asservissent la grande majorité du peuple Français.
Chaque citoyen doit s’intéresser aux différentes composantes de l’oligarchie, Ne pas chercher à en apprendre plus sur les dominants est une complicité involontaire avec la domination que l’on subit ».
Cette connaissance de l’oligarchie doit s’étendre au monde entier de par la globalisation et la mondialisation de notre société.
Il ne s’agit pas de verser dans la culture du complot ou de la conspiration mais d’étudier la connivence de classe.
Il ne s’agit pas non plus de considérer ces organisations comme maléfiques et ayant des pouvoirs démesurés.
Mais d’acquérir une connaissance sur le caractère de classe et non démocratique du système capitaliste. Le triomphe de’ l’oligarchie ne tient qu’à notre inertie.Il s’agit donc de mieux la connaître pour la combattre.
Il existe donc des instances tels que le groupe de Bilderberg, la Trilatérale ou le forum de Davos ou se réunissent les « grands » de ce monde, instances ou se discutent la transformation du monde, un monde bien évidemment dédié entièrement à la jouissance sans retenue et exclusive de l’oligarchie.
D’où l’importance de bien connaître ces instances, de bien analyser la façon dont les dirigeants de ce monde prennent les décisions, non démocratiques, mais qui nous concernent et qui changent ce monde, notre monde.
On ne peut bien agir sur le monde que si on le connaît.
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