Récemment le Medef déclarait que le coût horaire dans l'industrie était de 37.41 euros en France contre seulement 30.2 euros en Allemagne.
En fait et selon l'INSEE, il s'élève à 33.16 euros en France et 33.37 euros en Allemagne.
Source: http://www.marianne2.fr/hervenathan/Non-l-ouvrier-francais-n-est-pas-plus-cher-que-l-Allemand_a82.html
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lundi 28 février 2011
mercredi 23 février 2011
Quelques idées reçues....
L’impôt tue l’impôt
Si l’on en croit la théorie et la courbe du libéral Laffer, l’impôt tue l’impôt, c’est que s’évertuait à dire Jacques Chirac!
Lorsque les prélèvements obligatoires sont déjà élevés, une augmentation de l’impôt conduirait alors à une baisse des recettes de l'État, parce que les agents économiques surtaxés seraient incités à moins travailler (cela ne vaut plus la peine de travailler si les revenus issus du travail sont trop faibles).
De plus, cela ne ferait que rajouter la possibilité d’évasion fiscale pour les individus surtaxés.
Pour autant, les exemples des pays scandinaves, dont l'imposition a pu dépasser les 70% du PIB à une certaine époque n’ont pas entrainé les conséquences que prévoyait Laffer.
Mais les néolibéraux n’en démordent pas : il faut baisser les impôts pour relancer la croissance. Baisser la « charge fiscale » permettrait de stimuler le potentiel de production d’une économie.Toute tentative de modifier l’ordre spontané du marché, par une intervention étatique massive, aboutirait à une inefficacité économique. Les impôts sur les bénéfices et les hauts revenus nuiraient à l’attractivité du territoire et provoqueraient des délocalisations.
Par contre, on constate une corrélation entre le TPO (Taux de Prélèvements Obligatoires) et le taux de pauvreté, car des prélèvements importants permettent d’assurer une protection sociale conséquente à la population.Les pays aux TPO les plus faibles (Etats-Unis, Royaume-Uni, Australie) ont des taux de pauvreté supérieurs à 12 % de la population. Inversement, les pays aux TPO les plus élevés (France, Suède, Finlande) ont une pauvreté qui touche moins de 8 % de la population.En réalité, les baisses d’impôts visent deux sortes d’objectifs ; la diminution des dépenses publiques et la création de nouveaux marchés pour les investisseurs privés. Par réduction d’impôts, il faut comprendre dégradation ou privatisation des services publics, remise en cause des minima sociaux, etc., Les baisses d’impôts permettent aussi d’augmenter les taux de rentabilité du capital.
Moins d’impôt ne signifie plus de liberté que pour ceux dont les moyens financiers les mettent à l’abri du chômage et des risques de la vie.Pour tous les autres, c’est-à-dire la grande masse, moins d’impôt signifiera services publics dégradés, quartiers délabrés, couverture sociale amoindrie, peur du lendemain que l’on appellera " insécurité ", autrement dit du lien social en décrépitude.
Moins d’impôt tue la société.
mardi 22 février 2011
Quelques idées reçues...
Les immigrés nous coûtent chers En France, on recense environ 5,3 millions de résidents étrangers avec leurs familles.Ils reçoivent de l’Etat 47,9 milliards d’euros, mais ils reversent 60,3 milliards.Autant dire un solde positif de 2,4 milliards.Les 47,9 milliards d’euros que coûte l’immigration au budget de l’Etat (2009) sont ventilés comme suit : retraites, 16,3 milliards d’euros ; aides au logement, 2,5 milliards ; RMI, 1,7 milliard ; allocations chômage, 5 milliards ; allocations familiales, 6,7 milliards ; prestations de santé, 11,5 milliards ; éducation, environ 4,2 milliards.
De leur côté, les immigrés reversent au budget de l’Etat, par leur travail, des sommes beaucoup plus importantes : impôt sur le revenu, 3,4 milliards d’euros ; impôt sur le patrimoine, 3,3 milliards ; impôts et taxes à la consommation, 18,4 milliards ; impôts locaux et autres, 2,6 milliards ; contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) et contribution sociale généralisée (CSG), 6,2 milliards ; cotisations sociales, environ 26,4 milliards d’euros.A ce solde positif de quelque 12,4 milliards d’euros il faut ajouter d’autres revenus pas toujours monétaires, mais d’une grande importance sociale et économique : les immigrés occupent l’immense majorité des emplois dont les Français ne veulent pas, et 90 % des autoroutes ont été et sont construites et entretenues avec de la main-d’œuvre étrangère.
Sans immigrés, les prix à la consommation (produits agricoles et autres) seraient bien plus élevés, la main-d’œuvre étrangère étant bien moins payée.
Sources : Courrier International (http://www.courrierinternational.com/article/2010/12/02/les-tres-bons-comptes-de-l-immigration)
Quelques idées reçues....
"Les Dépenses publiques augmentent sans arrêt".
En fait, leur poids dans le PIB est resté pratiquement stable depuis 2 ans (de 52% en 1985 à 53% en 2008). S'il y a une forte dette publique (80% du PIB), c’est qu’il y a une forte réduction des recettes!Outre la crise, ce sont les « cadeaux » des gouvernements (réduction des impôts, réduction des droits de succession, réduction de l'impôt sur les sociétés, bouclier fiscal, suppression de la taxe professionnelle, exonération des cotisations sociales etc..) qui provoquent le déficit et donc la dette.Le rapporteur UMP chiffre ces réductions à près de 20% du PIB! la dette publique sans ces « cadeaux » ne serait que de 54,6% du PIB en 2009, donc dans les limites Européennes
Les dépenses publiques étant quasiment stables depuis plus de 20 ans, l'importance de la Dette ne peut donc être utilisée pour servir de prétexte aux réductions des dépenses publiques.
Sources : Rapport Champsaur/Cotis avril 2010, Rapport Carrez A.N. Juin2010, Alternatives économiques octobre 2010.
« Les Français travaillent moins que les Allemands». C'est ce que sous entend toujours le Président de la République et le Medef pour expliquer les problèmes économiques français. Des chiffres qui remettent les choses en place et percutent le discours gouvernemental :
Il y a moins d'heures travaillées en Allemagne qu'en France et la durée hebdomadaire du travail y est quasi identique !
2009 - Nombre annuel moyen d'heures travaillées :
Tous salariés : France : 1469 h ; Allemagne :1309 h.
Tous actifs : France : 1554 h ; Allemagne: 1390 h
2010 - Durée hebdomadaire du travail hors temps partiel :
France : 41,13 h ; Allemagne : 41,83 h (Pour mémoire : Pays-Bas : 40,80 ; Suède : 40,97).
De plus l'économiste libéral Patrick Artus « ne trouve aucun effet de la durée du travail (hebdomadaire, annuelle, etc..) sur les variables représentant la performance économique».
Sources : (statistiques OCDE, Libération du 26/01/11, Alternatives économiques de, note Flash économie de Patrick Artus N°15 du 07/02/11)
« L’Etat est obligé d’emprunter pour rembourser la Dette Publique ». Plus de 40 milliards d’intérêts payés par an au titre de la Dette.
Ce qui n’est pas dit, c’est que l’Etat est obligé d’emprunter auprès des banques privées car depuis la loi du 03 Janvier 1973 (Gouvernement Pompidou/Giscard D’Estaing), confirmé par l’article 104 du traité de Maastricht (entré en vigueur le 1/01/93) et aujourd’hui Art.123, le Trésor Public ne peut plus demander d’avances auprès de la Banque de France.
L’Etat a perdu son droit régalien de battre monnaie.
L’Etat ne pouvant plus emprunter à taux zéro auprès de la Banque de France doit s’adresser auprès des banques privées.
En outre, ces banques privées prêtent à l’Etat à un taux bien supérieur à celui qu’elles obtiennent quand elles empruntent auprès de la Banque de France.
Le contribuable paye donc ces intérêts aux banques privées.
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