Le mot "Oligarchie" revient à la mode
Deux livres récents en font état.
"Le Président des riches" de Michel et Monique Pinçot-Charlot et "L'Oligarchie ça suffit, vive la démocratie" d'Hervé Kempf.
Avant on parlait de "haute bourgeoisie" mais l'Oligarchie exprime beaucoup plus qu'une domination sociale, c'est un système, une emprise politique.
A la fin des années 90, on n'en parlait pas beaucoup mais depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, l'Oligarchie est devenu plus visible.
Sans oublier le référendum de 2005 oû le peuple vote dans sa majorité, "non" et c'est pourtant le "oui" qui est validé. Ce qui prouve qu'il y a des convergences d'intérêts supérieurs à la démocratie; c'est aussi la prise de conscience de l'Oligarchie.
L'Oligarchie a émergée dans les années 90 comme le relatent les Pinçon-Charlot: de la "chute du mur de Berlin, en 1989" à " la prise du contrôle du Medef par le baron Ernest-Antoine Seillière de Laborde, en 1997, présenté comme un "tueur", le retour des maîtres de forges".
Les étapes marquantes:
En 83, Mitterrand prône désormais "une paix des classes" et l'élite de l'État se convertit au business
Entre 83 et 89, les taux de profits atteignent des sommets, des pans entiers de l'économie glissent entre les mains d'une coterie:
Saint Gobain, Paribas, Alcatel-Alsthom, La Société Générale, Matra, Suez, Elf-Aquitaine, Renault,...
Les inspecteurs des finances passent au privé.
L'Oligarchie polititique et l'Oligarchie économique ne font plus qu'une.
Oligarchie médiatique :l'Etat confie TF1 à Bouygues.La générale de Eaux, alias Vivendi, récolte Canal+, et la Lyonnaise des eaux M6.
Les radios commerciales colonisent la bande FM,
Lagardére, Dassault entre autres s'approprient les journaux...
L'Oligarchie nationale s'adosse à une oligarchie mondiale: l'Europe de la libre concurrence se bâtit par dessus les peuples:grand marché, monnaie unique, critéres de convergences,...
De 95 à 2005, l'Oligarchie peut jouir sans entraves; augmentation sans précédent des trés hauts revenus, c'est le temps des parachutes dorés,..qui durent encore.
Mais une prise de conscience, longtemps endormie, commence à se faire jour.
L'opinion publique au niveau mondial, est homogène pour considérer que le fossé entre riches et pauvres est trop large et que les riches devraient payer plus d'impôts.
L'opinion publique aspire de plus en plus à une redistribution équitable des richesses.
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