Liée à la grave crise que traverse l'Espagne (le chômage atteint 43,5% chez les moins de 30 ans) et à la dégradation spectaculaire du contexte économique de ces dernières années, c'est une contestation radicalement nouvelle, dont il va falloir tenir compte si elle perdure. Elle pourrait s'étendre à d'autres pays européens qui traversent des difficultés économique durables.
Les jeunes ont adopté les méthodes de mobilisation du "printemps arabe". Ils s'en prennent au système politique dans son ensemble, à la gauche au pouvoir, comme à l'opposition de droite. Ils dénoncent la corruption et affirment que l'Espagne ne connaît pas une "vraie démocratie". Sur twitter, ils suivent le "hashtag" #spanishrevolution, une référence lointaine à l'anarchisme des années trente et un signe de leur volonté de faire des émules au-delà des frontières du pays.
La contestation des jeunes espagnols est une nouvelle expression du malaise qui gagne l'Europe et qui se traduit par une montée des populismes. Les élections locales et régionales de dimanche ont servi de prétexte à la mobilisation. Celle-ci est menacée mercredi par une mesure d'interdiction des principales manifestations.Source:
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